Micronutriments

Carence en fer : symptômes, causes et traitement

Homme en tenue de sport allongé sur une piste bleue avec des marquages triangulaires jaunes et des lignes blanches, souriant et détendu.

Mag. Margit Weichselbraun

16.09.20258 Temps de lecture

Le fer fait partie des oligo-éléments essentiels. En effet, du transport de l'oxygène à la production d'énergie, il est impliqué dans de nombreux processus vitaux dans votre corps. Cependant, tout le monde n'en dispose pas en quantité suffisante, pire encore : le manque de fer est l'une des carences les plus fréquentes.Les symptômes qui y sont associés peuvent être variés. Toutefois, il existe aussi plusieurs solutions pour remédier à une carence en fer. Nous avons donc résumé l'essentiel de ce sujet pour vous aider à y voir plus clair.

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Définition : qu’est-ce que la carence en fer ?

Une carence en fer survient lorsqu’il y a trop peu de fer dans le sang, ce qui affecte votre organisme de diverses manières.

Au début, votre corps peut encore puiser dans ses réserves internes de fer. Cependant, lorsque ces réserves sont épuisées, la situation devient préoccupante, car cela entraîne une anémie. Cela signifie qu’il n’y a plus assez d'hémoglobine et, en fin de compte, de globules rouges produits. Mais ce n’est pas seulement la production de sang qui est perturbée : de nombreuses autres fonctions corporelles qui dépendent du fer sont également affectées.

Environ un tiers de la population mondiale souffre d’une carence en fer. De plus, il est intéressant de noter que la carence en fer sans anémie est plus fréquente dans les pays occidentaux que la forme avec anémie (anémie ferriprive), qui touche jusqu’à 20 % de la population.

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Origines : quelles sont les causes de la carence en fer ?

Une carence en fer se produit lorsque nous assimilons moins de fer que nous n'en consommons ou n'en perdons. Cela peut être dû à un faible apport en fer via l’alimentation, à une diminution de l’absorption de fer dans l’intestin grêle, à un besoin accru en fer (p. ex. grossesse, sport) ou à une perte de fer accrue due à des saignements (p. ex. règles abondantes, ulcères gastriques). En règles générale, il faut compter une perte de fer d’environ 0,5 mg pour 1 ml de sang.

Le fer est souvent un problème de femme

Le fer est tout simplement considéré comme LE minéral des femmes. Pas étonnant, car les femmes ont besoin de plus de fer que les hommes pendant environ la moitié de leur vie, de la puberté à la ménopause. L’étude BIOGENA Good Health Study* a montré que certaines femmes n’atteignaient pas l’apport nécessaire de cet oligo-élément, loin de là. Ainsi, 37,7 % des femmes participantes étaient atteintes d’une carence en fer (ferritine < 30 ng/ml). En comparaison, seuls 5,8 % des hommes présentaient une carence en fer.

Infographie montrant une carence en fer : 23 personnes sur 100 sont touchées. Les femmes sont plus concernées, avec 37,7 % ayant un taux de ferritine bas.

Carence en fer pendant la grossesse et l’allaitement

La grossesse et l’allaitement sont des périodes particulièrement exigeantes pour les femmes. Elles sont également considérées comme des moments à risque pour le développement d’une carence en fer. La raison : non seulement la future mère, mais aussi l’enfant en développement ont besoin de grandes quantités de ce minéral durant cette période. De plus, l’utérus élargi et le placenta doivent également être alimentés en fer. Et après ? Même pendant l’allaitement, les femmes ont besoin de plus de fer que d’habitude. D’une part, il faut compenser les pertes liées à la grossesse et à l’accouchement, et d’autre part, l’enfant reçoit également du fer par le biais du lait maternel.

Carence en fer et ménopause

Les femmes proches de la ménopause devraient également surveiller leurs niveaux de fer. En effet, les changements hormonaux peuvent entraîner des règles abondantes ou des saignements intermenstruels, qui sollicitent les réserves de fer. Lorsque les règles cessent finalement (ménopause), la situation se stabilise généralement pour les femmes concernées et leurs besoins en fer se rapprochent de ceux des hommes (soit 10 mg de fer par jour).

Carence en fer chez les enfants

La carence en fer ne concerne pas seulement les adultes, mais touche aussi les plus jeunes. Durant les phases de croissance intense, ce minéral est essentiel au maintien des fonctions corporelles normales, ainsi qu’à l’augmentation du volume sanguin. Chez les adolescents, une alimentation unilatérale et pauvre en fer, associée à des intolérances alimentaires ou à des troubles de l’absorption du fer, peut entraîner une telle carence. Les parents qui soupçonnent un manque de fer chez leur enfant doivent réagir rapidement et consulter un professionnel de santé.

Carence en fer et sport

La carence en fer et le sport sont également fréquemment liés. En effet, l’effort physique et la transpiration accrue entraînent un besoin supplémentaire en fer pour le corps. Plus le sport est intense, plus les pertes sont importantes, car chaque litre de sueur entraîne une perte d’environ 0,5 milligramme de fer. De plus, lors d’une activité physique intense, la production de l'hémoglobine, un pigment sanguin riche en fer, augmente, car il est nécessaire à la formation des globules rouges (érythrocytes) et de la myoglobine, une protéine musculaire.

Quelles en sont les conséquences ? En particulier, si vous pratiquez des sports d'endurance ou de haut niveau, il se peut que vous ne constatiez pas les progrès escomptés dans vos performances. Il est donc essentiel de contrôler régulièrement vos niveaux de fer.

Carence en fer et alimentation

Avoir suffisamment de fer et de l'énergie au quotidien ? C'est tout à fait possible sans viande. Cependant, pour les personnes qui privilégient une alimentation végétale, il est souvent plus difficile de combler leurs besoins en fer. C'est ce que confirme notre étude BIOGENA Good Health*. Tandis que 43,6 % des omnivores et 25,6 % des flexitariens étaient bien alimentés en fer, seulement 5,6 % des végétariens et 3,8 % des vegans se trouvaient dans la plage optimale. De plus, plus de la moitié des vegans (53,8 %) et près de la moitié des végétariens (47,2 %) présentaient une carence en fer (ferritine < 30 ng/ml).

Diagramme à barres empilées comparant les taux de ferritine selon les régimes alimentaires mixtes, flexitariens, végétariens et végétaliens, indiquant la fréquence des carences en fer.

Fig. : Les groupes de personnes végétaliennes et végétariennes présentaient les apports les plus faibles (respectivement 53,8 % et 47,2 % d'entre elles présentaient un taux de ferritine < 30 ng/ml)

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Signes, symptômes et conséquences : à quoi reconnaît-on une carence en fer ?

Niveau d'énergie à 0 ? Teint pâle ? Mains glacées ? Ce sont les signes classiques d’une personne présentant une carence en fer. Mais celle-ci a de nombreux visages.

Au stade précoce, elle peut provoquer de la fatigue, une baisse de performance et une chute des cheveux. Si la carence en fer persiste (stade 2), d’innombrables symptômes peuvent s’ajouter. Cela comprend notamment une peau sèche, des plaies au coin de la bouche, une plus grande sensibilité aux infections et au froid ou des problèmes de concentration.

Au 3e stade, les réserves de fer sont épuisées au point qu’il y a des troubles graves de la formation du sang. Non seulement le nombre de globules rouges (= érythrocytes) baisse, mais le taux d’hémoglobine baisse aussi. La carence en fer au stade très avancé se manifeste par les symptômes classiques de la carence en fer, dont une peau pâle, des maux de tête, des vertiges, une baisse des performances physiques et mentales.

Diagramme à trois niveaux avec des sections orange, grise et bleue, intitulées : « Anémie ferriprive », « Érythropoïèse déficitaire en fer », « Carence en fer de réserve ».

Aperçu des symptômes :

Symptômes neurologiques :


•    Fatigue et fatigabilité
•    Maux de tête
•    Capacité de réflexion réduite
•    Manque de mémoire :
•    Difficultés de concentration
•    Problèmes de sommeil

Peau, cheveux & ongles :


•    Ongles cassants
•    Chute des cheveux
•    Sécheresse cutanée
•    Plaies au coin de la bouche
•    Lèvres fissurées
•    Peau et muqueuses pâles

Psychisme : 


•    État d’esprit morose
•    Agitation
•    Nervosité
•    Troubles de l'attention

Appareil locomoteur :


•    Faiblesse musculaire
•    Fatigue rapide
•    Performances réduites
•    Syndrome des jambes sans repos

Alimentation :


•    Perte d’appétit

Système cardiovasculaire et poumons :


•    Anémie (anémie due à une carence en fer)
•    Palpitations
•    Vertiges
•    Essoufflement
•    Sensation de froid
•    Épuisement

 Défense immunitaire :


•    Sensibilité accrue aux infections


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Constater une carence en fer

Si vous soupçonnez souffrir d’une carence en fer, vos pouvez faire une analyse de sang de laboratoire pour tirer les choses au clair. Mais à quoi faut-il faire attention ?

Niveaux de fer dans le sang : à partir de quand parle-t-on de carence ?

Lorsqu'une carence en fer est suspectée, le taux d'hémoglobine est souvent mesuré en premier. Ce test renseigne sur la quantité de fer présente dans le sang. Cependant, il ne permet pas d'évaluer l'état général des réserves de fer dans le corps. Pour obtenir une évaluation précise du statut en fer, il est donc nécessaire de mesurer aussi les niveaux de ferritine, de transferrine ainsi que la saturation en transferrine. Tous ces paramètres doivent se situer dans la plage normale.

Le fer : taux normaux et divergences

Approvisionnement insuffisant

Valeurs normales

Surcharge

Ferritine (ng/ml)

30

30-300

>1000

Transferrine (mg/dl)

>400

200- 400

< 200

Saturation de la transferrine (%)

16

16-45

>45

Carence en vitamine B12 et/ou en fer ?

Ce que beaucoup ignorent : une carence simultanée en fer et en vitamine B12 peut rendre le diagnostic plus complexe. En effet, une carence en fer dans le bilan sanguin peut parfois masquer une carence en vitamine B12 – et inversement. La raison : le fer et la vitamine B12 sont tous deux essentiels à la formation des globules rouges, ce qui fait que leurs symptômes de carence se ressemblent. En cas de suspicion de carence combinée, des analyses de laboratoire plus approfondies devraient donc être réalisées

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Que peut-on faire en cas de carence en fer ?

Les personnes souffrant d’une carence en fer doivent rechercher les causes en se faisant aider par un expert en santé et en nutrition. Il est important de savoir si la carence en fer est due à une mauvaise alimentation, à d'abondantes menstruations, à une baisse de l’assimilation de fer, ou même à plusieurs facteurs simultanés. 

Dans ce cas, concentrez-vous principalement sur une alimentation riche en fer. Parallèlement, vous pouvez recourir à des compléments alimentaires de fer de qualité pour reconstituer vos réserves et ainsi remédier à la carence en fer.

Combien de temps faut-il pour résoudre une carence en fer ?

Le traitement d’une carence en fer ou même d’une anémie nécessite généralement quelques semaines à plusieurs mois. En cas de prise prolongée de fer, il est recommandé de procéder à des analyses de laboratoire régulières afin de s’assurer que la posologie est adaptée.

Combien de fer par jour en cas de carence en fer ?

La quantité de fer recommandée par jour en cas de carence en fer est différente d’un individu à l’autre. Un professionnel de santé est en mesure d’évaluer l’état actuel de la personne et d’adapter la prescription de fer en fonction de la dose appropriée. Les lignes directrices actuelles recommandent des sels de fer bivalents à forte dose (50 à 100 mg par jour). Cependant, les personnes qui rencontrent des difficultés avec les préparations de fer hautement dosées devraient envisager des extraits végétaux à faible dose, tels que ceux contenus dans MoFerrin® 21. Des études ont confirmé que ces extraits peuvent également être efficaces et représentent une alternative à la fois efficace et bien tolérée aux sels de fer fortement dosés.

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Complément alimentaire en cas de carence en fer : comprimés, gélules, fer liquide, etc.

Pour remédier à une carence en fer, vous pouvez recourir à différents types de compléments alimentaires de fer, allant des comprimés aux granulés, en passant par les produits liquides. Le choix dépend avant tout de vos préférences personnelles. Alors que certaines personnes préfèrent un jus de fer au goût agréable, d'autres optent plutôt pour des capsules pratiques et neutres en goût ou un complexe de fer. Quelle que soit votre option, veillez à ce que les suppléments ne contiennent pas d'additifs inutiles.

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Conclusion : une carence très répandue, mais souvent sous-estimée

La carence en fer est répandue dans le monde entier, mais elle est souvent négligée. Si vous avez du mal à sortir du lit le matin et que vous avez l'impression de ne pas pouvoir puiser pleinement dans vos ressources physiques et mentales, il serait judicieux de vérifier votre taux de fer et, si nécessaire, d'aider votre corps en lui apportant davantage de fer. Cela permet de corriger rapidement une carence en fer ou de la prévenir. Un complément de fer signifie également un regain de vitalité !

* À propos de l’étude BIOGENA Good Health Study

Avec plus de 1377 participants, l’étude BIOGENA Good Health Study est l’étude la plus complète menée en Europe sur les micronutriments, la santé et le bien-être. L’objectif de l’étude de grande envergure était de présenter une vue d’ensemble actualisée de l’état de santé et de l’apport de la population autrichienne et de prouver qu’un meilleur apport en micronutriments entraîne une amélioration du bien-être physique et mental.

Margit Weichselbraun, aux cheveux longs, vêtue d'une robe noire, debout dans une pièce faiblement éclairée, les bras croisés. Photo en noir et blanc.

Mag. Margit Weichselbraun

Experte en gestion des connaissances, BIOGENA

Le monde fascinant des micronutriments et les sujets de santé saisissants sont une grande passion pour les nutritionnistes confirmés. Cette magicienne des mots passionnée mitonne habilement, à partir de diverses sources scientifiques, des articles abordant de manière détaillée des sujets vastes. Dans la vie privée, elle est en outre maman à plein temps de deux enfants.

FAQ

Questions fréquentes sur le thème de la carence en fer

Sources:

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